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Autodesk se lance dans le BIM connected

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Autodesk avait choisi le Palais Brongniart fin octobre pour organiser une journée parisienne dédiée à ses clients. L’occasion de rappeler sa stratégie fondée sur la synergie de ses trois pôles de compétences : l’AEC, le Manufacturing et l’Entertainment.

 

Vers une industrie pressebouton

Des stands de partenaires, des petits fours, et des témoignages clients, tel était le programme de l’Autodesk Forum 2017. Lisa Campbell, Senior Vice-Président, Business Strategy & Marketing, l’Américaine à Paris pour l’occasion, a démarré la journée en rappelant qu’Autodesk, c’était 5.6 millions d’utilisateurs professionnels et 680 millions d’utilisateurs du monde académique ! La stratégie de l’éditeur ? Jouer la convergence des domaines clients : construction, mécanique et entertainment. trois marchés qui ont des besoins de plus en plus semblables, donc des réponses proches. exemple, on réalise presque autant d’images, de vidéos et de scénarios immersifs 3D pour vendre un projet d’architecture, visualiser la maquette d’un avion, que pour un long métrage, un jeu vidéo, ou une pub. Par ailleurs, dans ces trois branches, le développement des projets doit composer avec des équipes dispersées et souvent mobiles. Enfin, il faut raccourcir les temps de cycle, donc paralléliser les tâches, et centraliser les données pour éviter de travailler sur des informations obsolètes.

Lisa Campbell : « Dans le monde du manufacturing, l’arrivée des technologies disruptives comme l’automatisation, l’impression 3D, le design génératif, les smart objects ou le cloud bouleversent nos modes de travail. Des analyses montrent que 47 % des tâches réalisées pourraient être robotisées ou devenir des actions de type presse-bouton. Regardez le secteur de la presse papier il y a quelques dizaines d’années qui employait de nombreux ouvriers et d’immenses installations pour produire des millions de journaux. Désormais, un clic de souris vous permet de constituer vous-même votre page de news quotidiennes sur n’importe quel terminal et n’importe quel sujet… L’avenir du monde manufacturier doit être envisagé sous ce prisme d’automatisation, de personnalisation de masse et de connexion globale ».

 

Industrialiser la construction

La connexion. Ce fut aussi l’un des maîtres mots de la présentation suivante de nicolas Mangon pour le secteur de l’AeC. « nous sommes 3,5 milliards de personnes à vivre dans les villes. en 2050, ce chiffre s’élèvera à 7 milliards. Ce qui signifie qu’il faut d’ici là construire chaque jour un millier de bâtiments ! » or, cela va être difficile avec la faible productivité de la construction. Le secteur a en effet très peu investi dans le numérique ; deux fois moins que le domaine du manufacturing. encore un chiffre qui laisse songeur, selon McKinsey, la digitalisation du secteur AeC permettrait une économie mondiale de 1200 milliards de dollars chaque année, c’est-à-dire 12 % du chiffre d’affaires généré par ce marché…

En d’autres termes, il faut industrialiser la construction, et pour cela, selon Autodesk, connecter les gens et les systèmes. « Le secteur AeC a connu trois bouleversements technologiques » rajoute nicolas Mangon. « Le premier il y a 30 ans avec l’introduction de la CAo, le second il y a 15 ans avec l’arrivée du BIM. Pour relever ce défi de la construction, nous devons passer au BIM connecté. »

Le futur d’autodesk ?

De quoi s’agit-il ? De ce fameux jumeau numérique qui devrait bouleverser le monde du manufacturing et qui vise à connecter les modèles numériques à leurs homologues physiques. transposé dans le domaine de la construction, il peut générer des économies très importantes. Avoir un modèle virtuel exacte de ce qui se passe sur le chantier de construction, en temps réel, puis une fois l’immeuble en fonction, est un rêve pour le responsable du premier et l’exploitant du bâtiment. C’est moins d’accidents du travail, la détection rapide des aléas, et donc une organisation optimisée du chantier et de son fonctionnement. C’est enfin une gestion fine de la vie du bâtiment, en pilotant les accès, la climatisation, les occupations de locaux, etc.

Autodesk avait déjà dans ses cartons des technologies comme le projet Dasher 360 visant l’intégration de capteurs dans les immeubles pour piloter en temps réel leur performance énergétique. Il rachète depuis peu diverses entreprises dans le secteur du cloud mobile, du machine learning, etc. Pour demain, proposer une plateforme capable d’agréger ces données provenant du terrain, de les analyser, d’en tirer des tableaux de bords, et pourquoi pas d’accueillir les applications de partenaires…

Coté stands des partenaires

Un rapide tour des stands nous a permis de découvrir par exemple la dernière station de travail portable de Fujitsu la Celsius H970. Le constructeur nippon s’intéresse aux ingénieurs avec ce modèle de 17’’, un portable lourd, mais extrêmement puissant. Il intègre par exemple la dernière carte nvidia Quadro P5000 capable de prendre en charge des scènes de réalité virtuelle, un processeur Intel Core ou Xeon, jusqu’à 64 Gb de Ram DDR4, et deux disques SSD. Il peut être complété de sa station d’accueil et d’une sécurité d’accès par empreinte palmaire. Une machine adaptée aux ingénieurs mobiles qui veulent par exemple faire des démos graphiques exigeantes chez les clients, sans devoir se connecter à une encombrante tour. Comptez tout de même au moins 4000 € pour acquérir cette bête de course.

Toujours dans le hardware, la société Promethean proposait, un écran pour travail collaboratif à distance ou en réunion. Mixant les technologies tactiles infra-rouge et capacitif, l’ActivPanel peut être manipulé au doigt ou avec n’importe quel stylo. Il est disponible avec un mini PC sous Androïd, ou en simple écran et relié à tout type de terminal numérique pour restituer l’image de celui-ci. Il intègre par ailleurs un logiciel « page de réunion » pour afficher n’importe quels documents, les associer dans la même fenêtre, et y apporter des commentaires.

Sur le stand Leica, nous avons découvert un scanner 3D extrêmement petit : le BLK360 pèse moins de 1 kg ! Il intègre une caméra thermique dernier cri, une connexion sans fil pour transférer les données, et une batterie d’alimentation. Un bouton unique permet de lancer une imagerie sphérique à 360° combinée à un nuage de points avec une précision de 6 mm à 10 m. Le pilotage plus complet et le traitement des nuages de points s’effectuent à partir d’un iPad avec l’application ReCap Pro pour mobile.

Enfin, parmi les stands de revendeurs Autodesk présents à cette journée, nous avons retenu le Groupe Lineis-Districad. Implanté en région parisienne, l’entreprise répond aux PMe qui ont des besoins variables en matière de CAo avec son offre FlexiBIM. Différents packs sont commercialisés pour des durées de 3 mois à un an reconductibles. Ils comprennent une station de travail HP Z44, Autodesk AeC Collection (qui inclut Revit, AutoCAD, navisworks…) pré-installé, un portail de maintenance en ligne, le tout livré en 48 h. Le Pack Starter de 3 mois est commercialisé au prix de 20.9 €/jour.

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