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Dassault Systèmes tous azimuts

Comme chaque année, la grand messe annuelle de Dassault Systèmes réunissait les clients de l'éditeur dans l'un des hôtels de Disneyland à Marne-la-Vallée. L'innovation reste au coeur du discours de l'éditeur.

 

En lever de rideau de Bernard Charlès, Janine Benyus de la société Biomimicry 3.8 a rappelé les défis écologiques auxquels l'industrie mondiale doit répondre : consommer moins d'énergie, moins de matériaux et de produits polluants. Et la solution se trouve dans la nature. Observer le comportement des plantes et animaux est pour Janine Benyus une source inépuisable d'innovation. Un discours qui n'aurait pas déplu à JJ. Rousseau. Green attitude et innovation deviennent en effet les pierres angulaires de nombre de stratégies d'entreprises.

 

Une leçon de marketing…

Pour Bernard Charlès, le Président et CEO de Dassault Systèmes, les outils de conception numérique doivent toujours plus coller au monde réel : c'est le fameux lifelike experience. «Notre objectif est que nos clients utilisent notre plateforme de solutions V6 pour prédire le comportement de leurs projets, avant même qu'ils aient dépenser la moindre énergie pour les développer sur le plan de l'ingénierie. »

Deuxième axe sur lequel le stratège de Dassault Systèmes compte emmener son entreprise : le secteur du vivant. L'éditeur consacre d'ailleurs 200 millions de dollars dans le projet de R&D BioPLM visant à améliorer la modélisation et la simulation de la biologie humaine.

Cette diversification n'est pas nouvelle. Pour se développer, DS multiplie depuis plusieurs années les incursions dans le secteur de l'AEC, ou encore de la mode et du luxe. L'entreprise a en effet signé plusieurs partenariats avec des acteurs majeurs de ces domaines, voire racheté des entreprises pour compléter son offre logiciels et servir les besoins de ces métiers. Elle vient de lancer FashionLab, un incubateur technologique dont le rôle est d'aider les créateurs de mode à innover. Plusieurs partenaires, spécialistes de la mode et du luxe, pourront ainsi utiliser les outils 3D de la gamme V6 pour créer leur collection et  améliorer les aspects de la V6 les plus pertinents pour leur profession. On citera enfin le secteur de la pharmacie. Les Laboratoires Pierre Fabre ont par exemple adopté la plateforme V6 à travers Enovia comme outil PLM.

Le CEO résume la philosophie de l'entreprise par une courbe  ascendante  illustrant sa progression. L'axe vertical représente la compréhension du monde réel, l'axe horizontal la participation de tous (étudiants, R&D, citoyens, ingénieurs, clients…) à l'innovation. Pour cela, tous les logiciels de la gamme sont mis à contribution : Catia pour représenter virtuellement tous les éléments du monde réel, SolidWorks pour démocratiser la 3D, Simulia pour prédire le comportement des produits, Delmia pour produire en minimisant l'énergie, la logistique et les matériaux, Enovia pour "connecter les gens" y compris les non-spécialistes, 3D Swym pour faciliter le partage des connaissances entre créateurs, enfin le moteur de recherche Exalead récemment acquis pour concevoir des outils capables de trier intelligemment la multitude d'informations traversant les entreprises.

On pourra enfin noter que progressivement, l'éditeur français glisse d'une société d'ingénieurs vers une société de marketing. D'ailleurs, ne vient-il pas de nommer Monica Menghini, ex Procter & Gamble, directeur général adjoint en charge de l'Industrie…

 

Cap Gemini intégrateur des solutions PLM de DS

Cap Gemini devient partenaire de Dassault Systèmes et intégrateur officiel de son offre PLM. Rappelons que la SSI emploie 115 000 collaborateurs à travers la planète sur une quarantaine de pays. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires 2010 de 8,7milliards d'Euros. Belle force de frappe supplémentaire pour l'éditeur français !

 

Sketching 3D numérique

Côté produit, nous retiendrons le lancement dans la version 6 R2012 de Catia Natural Sketch. Il s'agit d'un logiciel destiné au phase amont de création de design. Il utilise une tablette graphique type Wacom, et une palette réduite d'outils de dessin. La nouveauté réside dans son approche 3D du sketch. L'utilisateur peut démarrer de manière traditionnelle par un rough 2D, puis passer en 3D  en jouant sur les trois plans de l’espace de dessin pour créer et modifier ses courbes vectorielle issues de son projet 2D. Il agit sur les points de sa courbe comme on peut le faire dans un outil type Illustrator, sauf que là c'est en 3D…

Second attrait du logiciel, son ouverture vers les autres logiciels Dassault Systèmes. On peut par exemple utiliser un fond de plan provenant d'un logiciel de dessin traditionnel, et utiliser tous les modèles de Catia Natural Sketch avec les ateliers métiers de Catia. On citera par exemple la subdvision de surfaces avec Virtual Clay Modeling et Imagine & Shape, Catia Icem Surf pour travailler les surfaces de class A, mais aussi Catia Solid Modeling et Direct Modeling pour la modélisation paramétrique ou libre. Comme l'explique Xavier Melkonian directeur de la ligne Catia Shape : "il n'y a désormais plus de rupture entre le 2D et le 3D. Avec Catia Natural Sketch, le créatif réalise un travail plus précis, et qui sera respecté par le modeleur numérique. Il pourra enfin réaliser d'avantage de variantes de son projet dans un temps plus court."

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