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CAO / CFAO

Solidworks 2019 : l’âge de raison

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23 ans, c’est l’âge de SolidWorks 2019. C’est l’âge de la maturité pour un logiciel de CAO. Ce n’est plus l’âge des révolutions, mais celui de l’intelligence, artificielle en l’occurrence, mais aussi du partage, avec son grand frère 3DExperience, et l’âge de s’appuyer sur le hardware pour grandir…

Quand un logiciel comporte 5.9 millions d’utilisateurs sous licence payante dans plus de 280 000 entreprises, chaque mise à jour doit être mesurée finement. D’autant plus qu’après 27 éditions, SolidWorks 2019 (SW) est arrivé à maturité. On rajoutera que les industriels, y compris les concepteurs, n’aiment pas trop les révolutions…

Pas de révolution donc dans cette mouture 2019, mais l’ajout de technologies innovantes pour vous faciliter la vie, favoriser la collaboration et rendre la modélisation toujours plus fluide et réaliste. Avant de détailler ces nouveautés, rappelons que SolidWorks conserve trois possibilités d’usage : la classique licence perpétuelle, la location qui a de plus en plus d’adeptes, et la version d’essais en mode cloud.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET DEEP LEARNING

La nouveauté la plus « sexy » de cette mouture 2019 reste la mise en œuvre d’Intelligence Artificielle et de technique de deep learning. Exemple pratique : vous concevez un siège de bureau avec un piètement à cinq branches. Si vous implantez une roulette sous l’un de ces bras, Solidworks installera automatiquement les quatre roulettes manquantes sur les quatre autres branches ! Second exemple illustrant cette fois-ci la « conception générative » : vous devez créer le bras de suspension d’une moto. Vous indiquez au logiciel son encombrement maximum, d’éventuelles zones d’exclusion, le matériau, ainsi que les contraintes mécaniques qu’il doit supporter. Solidworks propose la forme qui répond de manière optimale à l’ensemble de vos paramètres. Cette forme sera très organique, mais elle constituera une base fiable sur laquelle construire une pièce réellement industrielle.

Il y a également une couche d’Intelligence Artificielle dans le module Visualize de SolidWorks 2019 qui évite d’attendre plusieurs minutes le résultat pour s’apercevoir d’un rendu désastreux de son projet à cause d’un mauvais paramétrage. Ce module vous permet de créer rapidement des images photoréalistes et des animations 3D à partir d’un modèle. Celles-ci prennent en compte la physique en temps réel, comme l’effet de gravité sur les objets de la scène, mais aussi le rendu visuel de la lumière en fonction des points de vue de votre film. Par ailleurs, Visualize 2019 est dix fois plus rapide que la version précédente.

Toujours sur ce domaine du rendu graphique, les développeurs ont travaillé sur l’exploitation des GPU multicoeurs. Les démonstrations faites sur une station de travail portable milieu de gamme montrent une manipulation fluide même sur un ensemble de plusieurs dizaines de milliers pièces. On peut également demander à SW de réduire automatiquement les détails dans la silhouette des pièces pour, par exemple, exporter un modèle vers un autre logiciel de CAO du marché, tout en conservant sa propriété intellectuelle.

Enfin, SolidWorks 2019 Extended Reality (XR) est une nouvelle application conçue pour publier vos données de scènes de CAO (y compris les éclairages, caméras, matériaux, décalques et animations pour les études de mouvement) et les visualiser dans des dispositifs de RV, de RA et sur le Web. Notons également que désormais, eDrawings prend en charge nativement les casques de réalité virtuelle du marché.

PASSERELLE VERS 3DEXPERIENCE

Le second axe d’amélioration de SolidWorks 2019 réside dans son ouverture. Dassault Systèmes a par exemple signé un partenariat avec 3D Systems et Desktop Metal pour intégrer à son logiciel les fonctions expert issues des deux fabricants d’imprimantes 3D pour créer et gérer efficacement la fabrication des pièces en plastique et en métal.

Cette ouverture se traduit également en interne vers la plateforme 3DExperience vers laquelle de plus en plus de passerelles sont posées au fil des versions de SolidWorks. Un exemple, il existe déjà au sein de SW des outils PDM pour gérer les données à l’échelle de l’ingénierie. Pour ceux qui souhaitent collaborer au-delà, ils peuvent accéder à travers le cloud à des fonctions PLM de 3DExperience.

Il est d’ailleurs possible, grâce à la technologie 3D Interconnect, de travailler sur un modèle associant du Catia et du SW, avec cependant la perte de l’arborescence de construction.

On rajoutera l’accès à Marketplace (issue de 3DExperience) et à son écosystème en ligne de fournisseurs industriels internationaux. Les deux premiers services sont : Make, pour la fabrication à la demande, et PartSupply, pour un approvisionnement en pièces. Cette place de marché comporte aujourd’hui plus de 600 fournisseurs et des dizaines de millions de composants. « Si par exemple vous dessinez un vérin dans votre projet, la base de données identifie par analogie de forme le ou les vérins disponibles sur la Market Place correspondant à vos critères, associés de leurs caractéristiques techniques » explique Romain Faucher, Directeur Technique Professional Channel, Dassault Systèmes.

Newsletter n° : 281 du 11/12/2018

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En mars 2018 et en collaboration avec IPC, le logiciel de visualisation et d’analyse 3D_Analyzer développé par Coretechnologie intégrait MoldTherm, une application pour réduire les temps et les coûts de fabrication. Aujourd’hui, il intègre HydroMold, pour le dimensionnement hydraulique des outillages et l’équilibrage des circuits de régulation.

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Spécialiste de la CAO électrique, Eplan annonce Syngineer, un logiciel utilisant le cloud pour optimiser les échanges d’informations entre les bureaux d’études mécanique, électrique et automatisme. Orienté projet, il centralise toutes les informations qui lui sont liées et en indique l’état d’avancement en temps réel. Les collaborateurs ont accès à toutes les modifications réalisées lors de la phase de développement.

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Trace Software International lance la version 2019 d’Archelios Calc, logiciel de calcul photovoltaïque. Elle intègre une nouvelle fonctionnalité qui permet de dimensionner toute une installation photovoltaïque en autoconsommation.

Le design est l’un des aspects de l’ingénierie

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Julbo est un fabricant de lunettes de sport bien connu des pratiquants de la montagne. L’entreprise maîtrise sa production de a à z et a choisi une solution de cao très orientée ingénierie pour concevoir tous ses produits y compris leur style.

Tous les sportifs qui utilisent des lunettes de soleil, souvent adaptées à leur vue, souhaitent le meilleur en termes de protection, angle de vision, tenue, ventilation, grip, en plus du style bien entendu. « Les pratiques sportives évoluent extrêmement vite, les modes aussi. Les équipements sont de plus en plus spécialisés : nous avons élargi notre gamme de lunettes de soleil à de nouveaux sports comme le trail running, le freeride ou le ski cross, toujours avec le même souci de qualité », souligne Christophe Beaud, PDG de Julbo. « Les sportifs, professionnels ou amateurs, veulent des équipements à la fois confortables, légers, résistants et esthétiques. Nos outils de conception doivent nous permettre de répondre à cette double exigence de technicité et de style. »

Pour maîtriser cette double contrainte, l’entreprise française a fait le choix d’intégrer complètement le cycle industriel. Le design, la conception, les moules, la fabrication des verres à la vue, le marketing, la stratégie commerciale sont centralisés dans ses locaux du Jura. La société exporte aujourd’hui près de la moitié de sa production dans plus de 80 pays. « Chaque année nous devons renouveler entre 15 et 20 produits de notre gamme de lunettes et de masques de sport » explique Flavien Saniard, l’un des deux designers intégrés de la marque.

LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS

Pour que chaque masque ou lunette soit réussi, il faut un travail précis des surfaces pour arriver à une harmonie globale. « Et sur une monture, il n’y a que deux références géométriques rajoute Flavien Saniard : la sphéricité du verre et l’axe des tenons (les charnières de branches). Tout le reste, ce sont des surfaces gauches avec donc des contraintes de style importantes. Il faut en effet que les lunettes soient belles quel que soit l’angle sous lequel on les regarde. Chaque détail compte. La 3D ou une maquette physique est obligatoire pour valider complètement le produit. » Il faut imaginer les nouveaux modèles, mais également concevoir les moules nécessaires à leur production. « Pour des modèles complexes, il faut parfois une dizaine de moules pour injecter les éléments en plastique. » C’est pourquoi, les designers chez Julbo sont aussi des ingénieurs méthodes.

ENTRE LE STYLE ET LA CONCEPTION MÉCANIQUE

L’entreprise a récemment renouvelé son logiciel de CAO, en l’occurrence Powershape d’Autodesk. A l’issue d’un benchmark de plusieurs mois de solution de CFAO, le choix s’est porté sur NX de Siemens PLM Software. Flavien Saniard, en charge de la création des collections Julbo, a orchestré le processus d’évaluation des logiciels et de sélection de NX. « Nous recherchions un logiciel qui offre la liberté de concevoir tout en prenant en compte les nombreuses contraintes techniques de conception et de fabrication liées à la technicité de nos produits » explique-t-il. « NX réunit les deux : c’est un logiciel souple et performant à la croisée des chemins entre le style et la conception mécanique ».

D’un point de vue technique, l’équipe de Julbo met en avant les points forts suivants du logiciel : la qualité des outils surfaciques 3D, la technologie Synchrone et la modélisation convergente. Les concepteurs apprécient tout particulièrement les fonctionnalités avancées de création, de manipulation et d’analyse de surfaces : jointures, tangences, rayons de courbures, points saillants, lignes de réflexion en temps réel, analyse de dépouilles pour garantir la démoulabilité, etc.

Pour produire des images et des animations réalistes, Julbo utilise d’autres outils comme Keyshot et SolidWorks Visualize (connu auparavant sous le nom de Bunkspeed). Flavien Saniard : « on part très vite en modélisation 3D, en réutilisant des préformes standardisées. Cela nous permet de produire à différentes étapes des rendus permettant de juger la qualité de nos idées. De manière systématique, nous commandons également des impressions 3D lorsque le projet est abouti à plus de 50 %. Souvent plusieurs prototypes sont créés en parallèle pour évaluer des alternatives. »

L’IMPORTANCE DE LA CONTINUITÉ NUMÉRIQUE

Le bilan ? Très positif selon Julbo, après huit mois d’utilisation du logiciel de l’éditeur allemand. « Nous avons adopté facilement le logiciel et déjà enregistré des gains tangibles de qualité et de productivité à tous les niveaux : bureau de design, bureau d’études, et production » souligne Flavien Saniard. Auparavant, les ingénieurs du bureau d’études passaient beaucoup de temps à retravailler les modèles CAO qui n’étaient pas utilisables en l’état pour la FAO. Aujourd’hui, avec l’utilisation de NX, les parcours outils passent à 90 % contre 70 % avant : NX permet de bénéficier d’un processus numérique sans rupture, de la conception à la fabrication. Pour l’atelier de fabrication, la qualité des modèles s’est traduite par une réduction très nette de la casse des outils, estimée à 70 %.

Dans un futur proche, Julbo envisage d’élargir l’utilisation des modèles 3D à d’autres utilisateurs comme les chefs de produit ou le service marketing, pour éviter les allers-retours entre les différents services et gagner en qualité d’exécution.

Newsletter n° : 280 du 27/11/2018

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Le dernier numéro de CAD Magazine est disponible sous format classique imprimé ou en lecture digitale sur le kiosque. Au menu, un dossier sur les solutions d'affichage pour des revues de prototypes toujours plus immersives, le compte-rendu d'une table ronde réunissant des experts d'Atos, Siemens, Bentley et Michelin autour du thème du jumeau numérique, ou encore les nouveautés de SolidWorks 2019, et Autodesk Fusion 360.

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Autodesk vient de racheter la société PlanGrid, éditeur de logiciels spécialisé dans le BTP et notamment dans la collaboration temps réel de ses différents acteurs autour des données projets. Ce rachat, d'un montant de 875 millions de dollars permettra à Autodesk d'offrir une plateforme unique pour le BTP basée sur le cloud qui devrait être opérationnelle au 31 janvier 2019.

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BricsCad est disponible dans sa version 19. Cet outil de CAO au format DWG est une plateforme complète : dessin 2D, modélisation 3D, conception mécanique et BIM. Le logiciel est disponible en licence perpétuelle. Ce concurrent d’AutoCAD propose comme lui une interface personnalisable, un écosystème développé d’applications tierces et la programmation par routines Lisp.

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A l’occasion du salon Formnext, Coretechnologie lançait 4D_Additive, un outil spécifiquement développé pour la préparation des modèles CAO à leur impression en 3D. Ce logiciel est doté de bases de données machines et matériaux, et d’une base de connaissances métier pour optimiser le processus de fabrication et donc le résultat. Il importe les fichiers des principaux logiciels de CAO, ainsi que la plupart des formats standards.

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Les utilisateurs du logiciel Plancal Nova seront contents d’apprendre que l’éditeur Trimble MEP annonce un nouveau module de schémas électriques, ainsi qu’une mise à jour des catalogues électriques courant fort et courant faible. La particularité de Plancal Nova réside dans l’intégration d’un noyau CAO associé aux modules de calcul. Ses capacités de modélisation 3D lui permettent également de s’intégrer à des flux de travail BIM.

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