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Industrie 4.0

Newsletter n° : 263 du 20/02/2018

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Corporate Knights, magazine de la presse économique américain, classe Dassault Systèmes au premier rang des sociétés les plus performantes au monde en matière de développement durable.

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A Nantes, le 25 avril, l’IRT Jules Verne et l’UIMM organisent Alternance Manufacturing, le « seul salon en France pour un recrutement en alternance du CAP au doctorant. » C’est la 4e édition de cet évènement pour rapprocher les entreprises industrielles et les jeunes en recherche d’alternance. Pour en savoir plus

Newsletter n° : 263 du 20/02/2018

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Sarokal Test Systems, c’est le nom d’une entreprise finlandaise que vient d’acquérir Siemens. Il s’agit d’un fournisseur de solutions de tests destinées aux « réseaux fronthaul » composés de liaisons entre les contrôleurs radio centralisés et les têtes radio (ou mâts) situées en périphérie d’un réseau cellulaire.

Newsletter n° : 263 du 20/02/2018

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Aras rachète l’activité MRO (Maintenance, Repair and Overhaul) de la société Infospectrum pour étendre la continuité numérique jusqu’à l’exploitation des produits sur le terrain. Cette acquisition permet à l’éditeur d’offrir aux industriels et à leurs clients une gamme de fonctionnalités complémentaires visant à la fois le développement et la maintenance de leurs produits.

La contunuité numérique : un chantier perpétuel

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C’est un élément clé de l’industrie du futur. La continuité numérique est un chantier d’importance pour les entreprises qui ont digitalisé chacun de leurs métiers et qui doivent s’efforcer de les faire communiquer tout au long du cycle de vie du produit.

 

Un débat organisé avec : Christophe Gontier, Responsable commercial Autodesk France sur le domaine manufacturing Stéphane Guignard, directeur Europe du Sud pour Aras Philippe Barbarin, directeur commercial partie logicielle chez Percall (intégrateur revendeur des solutions PTC).

QUELS SONT LES ENJEUX DE LA CONTINUITÉ NUMÉRIQUE ?

Pour Philippe Barbarin, c’est lutter contre le phénomène de silos qui laisse la place à des interprétations erronées et à l’allongement des cycles de développement produit. Stéphane Guignard rajoute « confrontées à des règlementations de plus en plus exigeantes, les entreprises doivent apporter la preuve qu’elles ont respecté ces règles. La continuité numérique est un outil de justification essentiel. Ensuite, pour exploiter les informations issues des objets connectés, sans traçabilité, sans continuité numérique, il est difficile d’en extraire de la valeur. » Pour Christophe Gontier, la continuité numérique est aussi un outil pour se différencier de la concurrence « en maîtrisant la chaîne industrielle de bout en bout ce qui permet d’ajouter de la valeur au produit pendant tout son cycle de vie ».

OÙ SE SITUENT LES DISCONTINUITÉS NUMÉRIQUES LES PLUS HANDICAPANTES ?

Les ruptures les plus courantes se situent entre l’ingénierie et l’industrialisation du produit, mais aussi lors de la comparaison entre le tel que construit et le tel que maintenu, donc lorsque le produit est opérationnel. Mais finalement, pour nos trois témoins, les ruptures sont partout dans le cycle industriel, tout dépend de l’activité de l’entreprise, de son organisation, et de l’hétérogénéité de ses solutions informatiques.

LES CAUSES DE DISCONTINUITÉ SONTELLES TECHNIQUES OU HUMAINES ?

« Les deux, et pour lutter contre ces effets de silos, il est fondamental de faire évoluer les aspects techniques et organisationnels lorsque l’on aborde un projet de continuité numérique » répond C. Gontier. Rompre les barrières des organisations est ce qui est le plus difficile. Chaque métier se concentre en effet sur ce qui est important pour son activité et se soucie peu des autres.

D’ailleurs, pour S. Guignard « les éditeurs logiciels en sont en partie responsables, puisque nous avons apporté des outils spécifiques à l’une ou l’autre de ces activités, ne serait-ce que pour s’y positionner. Et nous avons négligé au passage que la performance est aussi transversale à l’entreprise ». P.Barbarin souligne également que «même si un projet de déploiement d’un outil de type CAO, simulation ou PLM ne va pas jusqu’au bout, l’effort consenti pour revoir son organisation interne afin de l’exploiter pleinement sera bénéfique en termes de processus. Avec les architectures modernes des logiciels utilisés aujourd’hui, leur interactivité n’est pas la plus compliquée à mettre en œuvre. C’est davantage la communication entre département qui l’est ».

LE PLM ET SA DÉMARCHE SONT-ILS LA SOLUTION ?

« La seule sans doute pas » répond P. Barbarin. « En revanche, elle est pertinente parce qu’elle apporte une colonne vertébrale du système d’information depuis la définition du produit jusqu’à son retrait du marché. Mais le cœur de la solution est clairement la révision des processus pour favoriser la communication entre les métiers. Que ce soit à l’occasion de la mise en œuvre d’une solution de PLM, d’ERP ou de tout autre logiciel. Avec une conduite du changement venant de la direction pour avoir une vision globale de l’efficacité de l’entreprise ».

Les projets d’entreprises, comme la démarche PLM, visant la continuité numérique sont d’ailleurs des chantiers permanents explique S. Guignard. « Le PLM ne permet pas de régler tous les problèmes en même temps. Mais les gains en termes de continuité numérique sont manifestes. Citons par exemple GE qui a pu fluidifier ses échanges entre engineering et manufacturing, notamment vis-à-vis du traitement des modifications.» Et certaines entreprises ont même créé un poste de Responsable de la continuité numérique (Chief digital Officer) positionné non au niveau de la DSI mais à celui de la direction Générale. « C’est significatif de la prise de conscience des enjeux » rajoute P. Barbarin. « Même s’il est difficile de mesurer les retours des actions mises en œuvre car il est tout aussi difficile d’évaluer les coûts de discontinuité ».

La mesure du succès d’une démarche PLM est en effet malaisée. Pourtant, c’est parfois l’existence même de l’entreprise qui lui est directement liée. « Le site de Bosch Mondeville était menacé il y a trois ans » détaille C. Gontier. « L’usine a su se redéployer vers de nouvelles activités, de nouveaux clients, et passer d’une production de masse à du Manufacturing as a Service. Ceci grâce à la réorganisation de ses processus pour soutenir sa transformation numérique qui a été placée au cœur de sa stratégie de redémarrage. »QUELS SONT LES POINTS DURS SUR LESQUELS LES ENTREPRISES DOIVENT ÊTRE ATTENTIVES LORS D’UNE DÉMARCHE DE CONTINUITÉ NUMÉRIQUE?

« J’en citerai deux. La rétention d’information en premier. Avant de transformer une entreprise il faut comprendre son fonctionnement et souvent on tombe sur des salariés qui sont, ou se veulent, clés en ayant l’exclusivité d’une information. C’est souvent parce que la mise en place d’un nouveau système est ressentie comme une menace alors que c’est au contraire une opportunité. Le second point important est l’implication du middle management, une couche souvent négligée pourtant essentielle à la conduite du changement. »

Le PLM est très clairement un projet d’entreprise autour duquel il est indispensable de fédérer les énergies sur le long terme. Rajoutons selon S. Guignard, « il faut pour cela que les acteurs y trouvent du sens sur le plan personnel et sur le plan du groupe. Ce que l’on demande de faire à un salarié doit évidemment être utile pour le collectif, mais aussi lui offrir une valeur ajoutée pour sa propre activité. »

Enfin, ne négligeons pas le poids de l’existant. Pour C. Gontier, « l’implication du top et du middle management est en effet crucial. Et il faut également être attentif en amont sur la communication mise en place autour de la démarche expliquant justement l’intérêt de celle-ci pour l’entreprise et pour chaque collaborateur. C’est indispensable pour que tous y adhèrent et y participent. »

Du "produit à créer" au "produit en vie"

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Interview de Yves Pélissier, Directeur des activités PLM chez Capgemini en France.

 

L’industrie traverse sa quatrième révolution. Qu’est-ce que cela implique sur les process de développement produits et sur l’organisation des entreprises concernées ?

Les organisations des entreprises doivent s’adapter à plusieurs défis. Le premier est l’explosion du nombre d’ingénieurs chargés du développement des logiciels intégrés aux produits. L’initialisation des projets a progressivement glissé de la « forme » au sens large, vers les Systèmes, ce sont désormais les softs qui prennent le pas sur le reste. Si on regarde la configuration classique d’un produit, c’est une vue très physique du sujet qui reçoit, éventuellement, une version de software. Demain, la majorité du service rendu au client par le produit se trouvant dans ce software, on peut imaginer un renversement de valeur, et attacher les différentes versions de l’objet physique à son logiciel intégré. Pour les industriels, l’enjeu est notamment de marier les deux cycles de développement, l’objet physique et ses logiciels intégrés, souvent très différents.

Le second défi est résumé par la thématique du PLE (Product Line Engineering). Comment gérer la diversité de mon produit en pilotant le contenu des services rendus au client, et non en pilotant les pièces qui constituent mon produit ? Cela signifie que la nomenclature devient le résultat d’un service rendu ou de fonctions, eux-mêmes gérés en configuration, et qu’elle pilote le contenu de mon produit. Pour les entreprises, cela implique de remonter la maîtrise de la définition du contenu de l’objet configuré probablement du côté du département services.

Troisième tendance forte, la prise en compte des objets connectés qui ne cessent de croître. La question cette fois-ci est : comment modéliser mon produit pour gérer les multiples instances de celui-ci sur le marché ? Comment gérer la variabilité non pas à travers une définition des possibles mais une capture voire la modification des réels. Pour un fabricant de smartphones par exemple, comment gérer la définition d’un n° de série d’un téléphone en service, pour faire évoluer ses fonctions et offrir les services idoines ? Evidemment, c’est tout autant valable pour des produits BtoB.

Quatrième évolution notable chez nos clients : si l’initiative du changement venait jusqu’à présent des personnes qui avaient les bonnes idées, que cela soit des services de style, d’ingénierie, ou de marketing, demain, cela pourrait être l’objet lui-même qui propose des modifications conceptuelles. Exemple : imaginons un moteur d’hélicoptère connecté, doté de capteurs mesurant ses caractéristiques de fonctionnement, et d’autres mesurant les paramètres de externes comme la température ou l’hygrométrie de l’air. Aujourd’hui, on est capable d’analyser l’impact des variations de cet environnement sur le comportement du moteur. Demain, les technologies de machine learning et d’intelligence artificielle détecteront elles-mêmes ces corrélations et proposeront des modifications du produit pour y remédier. Dans le domaine de l’informatique, c’est déjà le cas lorsque votre PC envoie des informations vers un centre de traitement des anomalies.

Quels peuvent être les impacts directs sur les métiers de l’ingénierie ?

On parle beaucoup des liens entre l’ingénierie et la fabrication et c’est logique. Il y a une véritable continuité numérique à mettre en oeuvre sur ce maillon. Mais des liens de plus en plus forts vont unir l’ingénierie avec les services aux produits. Les ingénieurs devront intégrer davantage d’exigences liés à l’usage des produits lorsqu’ils les concevront. C’est-à-dire intégrer des capteurs et leurs systèmes de transmission de données, d’éventuels dispositifs d’auto-maintenance embarqués, ou de modification automatique de configuration pour tenir compte d’une évolution de l’environnement de fonctionnement, etc. Dans l’automobile, par exemple, un constructeur doit dès la conception d’un nouveau modèle penser à ses capacités d’évolution plusieurs années après sa sortie des chaînes de production.

Des tâches classiques de l’ingénieur risquent-elles de disparaître ?

Pas de disparaître mais de diminuer en volume. Les technologies de Generative Design et d’optimisation topologique par exemple devraient bousculer les habitudes de travail. Notamment depuis l’arrivée de l’impression 3D qui ouvre les possibilités en la matière et rendent les optimums de forme moins intuitifs. Des solutions existent déjà pour proposer un design produit en fonction de contraintes physiques et de fabrication. Cela signifie que les ingénieurs se consacreront moins à la modélisation 3D pure et au dessin de détails pour se recentrer sur la modélisation amont, la modélisation des systèmes, etc. C’est une forme de revalorisation du métier vers des tâches de plus haut niveau.

Sur le plan technologique, le PLM sera-t-il au centre des systèmes informatiques ?

D’un point de vue données, plus forcément puisque les volumes de données provenant des usines de production et produits en service sont infiniment supérieurs aux informations de définition de ces produits. Le barycentre va donc se déplacer vers « le produit en vie » et non le « produit à créer ». Les outils PLM continueront sans doute à optimiser les espaces de collaboration dans l’entreprise dans un but de définition. Mais elles ne sont pas adaptées à cette évolution tant en quantité d’informations à gérer qu’en exploitation de ces données. Au-delà de la CAO, elles vont sans aucun doute intégrer davantage de données et de fonctionnalités concernant l’ingénierie système, l’électronique, le développement logiciel et d’intégrer de nouveaux métiers. Mais la révolution IoT va être l’occasion de voir arriver de nouveaux acteurs dans le domaine industriel, comme SAP, Amazon ou Microsoft. Les enjeux sont énormes, et il n’y a pas une pléthore d’entreprises capables de répondre à l’ampleur des défis technologiques que cela recouvre.

Les technologie cloud peuvent-elles faciliter le déploiement des process PLM dans les entreprises et finalement la digitalisation de l’industrie ?

Le cloud répond essentiellement à une problématique IT, qui est un vrai sujet par ailleurs. Il y a en effet une véritable demande de la part de nos clients pour avoir des composantes de leurs projets PLM dans le cloud. Capgemini déploie par exemple des instances Windchill sur Amazon Web Services pour un acteur majeur du High Tech. D’autres projets sont en cours sur les solutions concurrentes. Par ailleurs, le cloud peut avoir une vertu normative. Mais, il faudrait pour cela bénéficier d’une offre PLM cloud simple, économique, performante… qui serait en quelque sorte le Word du PLM pour démocratiser et standardiser au mieux à la fois l’outil et les process PLM. Et ce n’est pour l’instant pas véritablement le cas.

Newsletter n° : 262 du 06/02/2018

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Dassault Systèmes lance officiellement sa « 3DExperience Marketplace », un écosystème en ligne proposant des services industriels et des fournisseurs de contenu. Cette place de marché recense une cinquantaine de prestataires de services en impression 3D, et 30 millions de composants provenant de 600 fournisseurs.

Newsletter n° : 262 du 06/02/2018

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Industriedufutur.TV, notre nouvelle WebTV dédiée aux technologies et tendances de l’Industrie du Futur est en ligne. Des dizaines de vidéos à découvrir autour de thématiques comme la continuité numérique, la mobilité, la robotique, le PLM, la gestion des données de production, le cloud…

Le site de l'Industrie du Futur : www.industriedufutur.tv

Newsletter n° : 261 du 23/01/2018

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Le salon regroupant l’ensemble de l’écosystème industriel hexagonal et européen se tiendra dans 9 semaines. Il réunira Smart-Industries (solutions pour l’industrie 4.0), Industrie (technologies et équipements de production), Tolexpo (machines de tôlerie) et enfin le Midest (sous-traitance industrielle). Les organisateurs sont particulièrement confiants et annoncent que plus de 95% des 100 000 m2 carrés d’exposition sont déjà remplis. Il faut dire que la configuration du salon est unique en Europe.

Newsletter n° : 255 du 24/10/2017

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Le 30 novembre 2017, la Société des Ingénieurs de l’Automobile organisera SIA Big Data : applications et condition de réussite pour l’automobile à l’ENSAE ParisTech de Palaiseau. Une journée d’échanges et de témoignages de professionnels pour tous comprendre des enjeux de cette problématique en plein essor.

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