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VÉHICULE ÉLECTRIQUE, VÉHICULE AUTONOME : L’INNOVATION REPOSE SUR LA SIMULATION MASSIVE

La SIA (Société des Ingénieurs de l’Automobile) organisait il y a quelques semaines un congrès sur la simulation numérique à l’Ecole d’ingénieurs Estaca de Saclay. Cette technologie devient un pilier du design et de l’ingénierie pour une filière en pleine révolution face aux défis de la voiture autonome, électrique et connectée.

« Les dix prochaines années de la filière automobile seront les témoins de davantage de bouleversements que les trente dernières années » entamait Carla Gohin, VP Recherche & Innovation du Groupe PSA, à l’occasion de son témoignage. Cinq grandes tendances sous-tendent cette révolution industrielle. Le respect de nouvelles normes environnementales arrive en tête. « D’ici 2025, 100 % de nos modèles auront au moins une version électrique ». L’autonomie de la conduite et la connectivité sont aussi deux enjeux incontournables. « Pour 2030, on estime à 67 millions le nombre de nos véhicules connectés ». Le business model adopté par les constructeurs va évoluer, ne serait-ce qu’à travers des modes de partage des véhicules de plus en plus en vogue dans de nombreux pays. Quatrième défi : la digitalisation de l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière. « Enfin, il faut tenir compte des nouvelles attentes des clients qui souhaitent désormais une expérience de conduite personnalisée ».

UNE APPROCHE DIFFÉRENCIÉE SELON LE NIVEAU D’AUTONOMIE

Le plus gros challenge à relever est sans doute celui de la conduite autonome des voitures de particulier. Sur ce sujet, la vision du groupe français est une approche incrémentale des dispositifs Adas à mettre en œuvre qui vont du stade 1, (assistances à la conduite), jusqu’au stade 5 (totale autonomie), en passant par un stade intermédiaire d’automatismes fonctionnels dans certaines conditions et sous la responsabilité du conducteur. « En 2024/2025, certains cas d’usage, comme la conduite dans un embouteillage par exemple, seront ainsi délégués au véhicule. Pour les stades 4 et 5, donc sans conducteur, nous pensons qu’il faut aborder le problème non pas au niveau du véhicule particulier, mais à celui de flottes entières. Avec des voitures partagées, des navettes sur certaines zones, des robots taxi, etc. Bref, imaginer ces concepts à l’échelle des systèmes » explique Carla Gohin.
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