FAO / Usine numérique

ESPRIT : LA FAO DEVIENT INTELLIGENTE

A l’occasion du salon EMO à Hanovre il y a quelques mois, DP Technology a mis en avant la dernière version de son logiciel de FAO Esprit qu’il considère comme la plus importante de son histoire grâce à l’intégration d’un modèle d’intelligence artificielle.

Intelligence artificielle. Le mot est lâché à l’occasion du lancement de la dernière version du logiciel Esprit édité par DP Technology. Cette technologie fondée entre autres sur l’analyse de grandes quantités de données est en effet intégrée dans la dernière mouture de l’outil de FAO. Outre cette nouveauté, le logiciel a bénéficié d’un lifting complet, depuis son noyau de calcul, jusqu’à son interface en passant par ses fonctions de simulation. Selon l’éditeur californien, il s’agit de LA version majeure d’Esprit, depuis que le logiciel FAO existe, c’est-à-dire 35 ans…

En fait d’intelligence artificielle, c’est avant tout le jumeau numérique des process de fabrication qui est exploité par Esprit pour gagner en productivité, en sécurité et en facilité d’usinage. Pour cela, il utilise les définitions numériques des MOCN, des outils et bridages, leurs caractéristiques techniques, ainsi que les données d’usinage liées au couple outil/matière. Ces informations sont disponibles auprès des fournisseurs, ou sur des bases de données accessibles sur le web comme Machining Cloud. Les usineurs peuvent également utiliser le modeleur 3D d’ Esprit pour créer les géométries simplifiées de leurs équipements de production.

Géométries, cinématiques machines, vitesses de coupe… sont prises en compte par le logiciel lors de la programmation. Ainsi, il calcule au plus juste les retraits d’outils, les éventuels clash, sauts de brides, etc. Il compense automatiquement les trajectoires hors course, lors d’un mouvement de table sur une machine 5 axes par exemple, ou sur l’axe Y d’un centre de fraisage tournage. Sur une machine portique, il gère automatiquement la limitation de l’axe rotatif. Très utile pour un usinage spiral exigeant de multiples rotations de la tête et donc de retours arrières de celle-ci.

Autre nouveauté majeure autorisée par cette gestion fine des jumeaux numériques, « si la machine prévue est indisponible, 2 ou 3 clics de souris permettent de basculer le programme sur une autre MOCN. Le logiciel recalcule et corrige les trajectoires en fonction des caractéristiques de la nouvelle machine » explique Nicolas Gubala, directeur des ventes indirectes. En plus d’un processus simplifié, le nouveau système comporte un certain nombre de nouvelles fonctionnalités :

  • Cycles d’usinage adaptatifs : n’importe quelle combinaison de fraisage ou tournage sur tout type de machines-outils.
  • Liaisons automatiques pour un positionnement sans collision entre les opérations.
  • Optimisation du processus : le moteur IA séquence automatiquement le programme pour des temps de cycle plus courts.
  • Gestion multi-écrans : on peut désormais lancer une simulation d’usinage 5 axes et faire en parallèle un nouveau programme.
  • Modeleur CAO : des outils de création surfaciques, volumiques et libres disposent de fonctions métiers pour par exemple boucher automatiquement les cavités d’une face que l’on souhaite surfacer.

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