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C’EST UNE BELLE HISTOIRE…

Ce mois-ci c’est un livre qui m’a tapé dans l’oeil. Il s’agit de « La belle histoire des révolutions numériques » écrit par Henri Lilen. Près de 400 pages retraçant plus d’un siècle d’évolution technologique, depuis la lampe à diode de Fleming en 1904, jusqu’au système de positionnement Galileo qui devrait être opérationnel en 2020.

Intérêt premier de cet ouvrage trop lourd pour être lu dans les transports en commun, sa construction vous permettant de piocher à chaque page une nouvelle invention. L’ordre de présentation est chronologique mais rien ne vous force à le suivre. Chaque double page, c’est la photo d’une invention avec en face son explication et ses applications dans un langage accessible à tous.

Et on y apprend plein de trucs. Saviez-vous par exemple que le fameux train japonais à suspension magnétique Maglev testé en 2015 reprend le principe de la supraconductivité découvert en 1908 ? Que la Tour Eiffel avait été sauvée en 1998 grâce à une démonstration de télétransmission radio entre son troisième étage et le Panthéon situé à 4 km ? L’armée comprenant tout l’intérêt de ce point haut intervient alors auprès de autorités pour conserver le monument voué à la destruction… Plus proche de nous : qui fut le premier à proposer la souris et l’interface graphique ? Apple. En revanche, ce n’est pas la firme à la pomme qui en est l’inventeur, mais un certain Douglas Engelbart du Stanford Research Institute. En 1979, Steve Jobs rend visite au centre de R&D de Xerox à Palo alto. Il repère l’interface Wysiwyg (What you see is what you get), et la souris inventée dix ans auparavant, toutes deux véritablement inexploitées. Il les intègre peu de temps après dans le premier Macintosh. Elles seront adoptées ensuite par tous les constructeurs.

Et puis pour les quinquagénaires comme moi, c’est l’occasion de plonger avec nostalgie dans les technologies de nos jeunes années. 1971 les premières montres électroniques avec le bouton poussoir pour afficher les chiffres lumineux rouges vifs, qui s’éteignaient moins de deux secondes plus tard pour économiser les piles. Le bonheur de donner l’heure à quelqu’un avec un tel instrument au poignet ! Comment ne pas s’émouvoir devant le Sinclair ZX81 de 1979, mon premier micro-ordinateur commandé en Angleterre pour 490 F et que l’on devait monter soi-même… Et les disquettes ? D’abord les grands modèles souples de 13 cm que l’on poinçonnait sur le côté pour doubler la capacités. Suivies en 1980 par les modèles rigides plus petites dont on cassait la languette pour éviter l’écrasement des données. Ou ces modems externes qui émettaient des bips et des sifflements aigus, les fréquences vocales étant le seul langage compréhensible par les lignes téléphoniques. J’arrête, j’ai presque la larme à l’oeil…

Bref, pour une histoire, cette révolution numérique en est une. Mais pourvu qu’elle se termine bien pour nous…

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